|
Depuis la création du comptoir de Québec en 1608, l’essor économique et le développement de la ville sont intimement liés au bois et à la foresterie. Que ce soit au quotidien pour des besoins domestiques ou à des fins commerciales, le bois participe activement à la construction de la ville, à son économie et à l’édification de son imaginaire collectif. En fait, l’économie du bois a imprégné le développement urbain de Québec, laissant de magnifiques parcs, le souvenir des luxueuses villas des marchands de bois, certaines agglomérations ouvrières, quelques édifices et une toponymie singulière. Même la superficie de la ville a été élargie progressivement vers le fleuve à cause de l’activité économique liée au bois. Mais cette histoire marquante avec ses ouvriers, ses grands voiliers, son commerce et le fourmillement du port s’est estompée dans notre mémoire.
À travers ses activités et la vie des individus et communautés qui l’ont habitée, vous êtes invités à découvrir six époques de la ville de Québec : d’abord celle marquant les débuts de l’économie du bois sous le régime français (XVIIe siècle - 1763), puis la période florissante du bois équarri à l’époque coloniale anglaise (1763 – milieu du XIXe siècle), suivie d’une période de transition vers le bois de sciage et le marché américain (milieu du XIXe siècle - 1870), de la première crise majeure de l’industrie forestière et de l’amorce du mouvement de conservation de la forêt (fin du XIXe siècle), de la naissance de l’industrie des pâtes et papiers et de la foresterie scientifique (début du XXe siècle) et finalement l’époque actuelle avec le développement de l’appareil gouvernemental, des centres d’enseignement, de recherche et de l’industrie de la transformation secondaire en général. Bon voyage dans le temps et dans notre histoire collective !
Consulter le document complet "Québec ville de bois" (14,2 Mo)
|